En réalité elle est possédée, possédée par la vie, par le passé. Elle est l'ombre d'une vie. Mais pas sa propre vie. Les larmes de cet aveu ne coulent, oui, une ombre ne sait pleurer. Une ombre vit dans le noir tel une chauve-souris, dans ce noir si haut et si bas, peut être sans dimension ; si grand et si petit, on ne peut le dénombrer. Mais pourtant c'est dans celui-ci que raisonne souffrances et paroles blessantes. Malheureusement des pardons se perdent car sans récepteurs ils ne valent que l'ombre d'un pardon, d'une excuse. La gorge sèche, comme sa “boite en fer“. Elle n'est plus l'ombre d'une vie, ni d'un regret ou d'un pardon. C'est l'ombre de la fin, qui court la rejoindre, pour vivre.