La nuit assaille la piéce. Petit à petit elle la recouvre de son linceul sombre, puant. Bientot la nuit la dévore, enfin oui, le noir reigne. Les couleurs s'évaporent elles se fondent avec cette couleur pour n'en laisser resortir que l'ordre. Une ordeur qui m'est familliére, douce, habituelle. Associé a une sensation de fraicheur, de bien être. De plus cette sensation qu'une chose joue a ruiseler sur mon bras, ne prenant aucuns chemin prédéfini, simplement elle s'imisse sur mon bras. Se crée un chemin, Et tombe, sur le mouchoir qui siége non loin de mon avant-bras. Oui, ce sont les premiéres gouttes ce soir qui s'échouent sur un blanc-noir, pour former une couleur que je ne puis voir. Il m'est simplement possible de la sentir, de l'aimer, de l'adorer. Je l'idôlatre, non pas l'odeur, ni même ce fluide qui ruisselle pour se tuer. Non, ce qui amene ces choses, c'est ce que j'admire au plus profond de moi. Ce morceau fin, tranchant, qui fait un si bel art ! Cet art rejetté par tant, voulu, attendu par d'autre. Mais le début d'un soir, sonne la fin d'un souffle. Tout moins laisse esperer qu'aprés il n'y aura plus de souffle. Grâce a ces quelques gellules ? ou bien encore grâce ce même objet ? je ne puis savoir. Cela dépend, de l'humeur, des envies, des moyens que nous possédons.
Mais chaque soir, quand la nuit embome cette piéce, et que je siége en celle-ci, les pensées reviennent, les douleurs s'y mêlent, les envies entrecroisent les sensations qui sont encore et toujours désiré. Alors pourquoi résister ? Allons, allons, je m'y jette, dans son antre, et j'espére que le dernier souffle, brissera la peine de mon corps, de mon âme et de mon coeur. Allons, allons. Je laisse l'art diriger ma vie. Au moins, une personne la dirigera au moins.
Maxx